Réseau ENI

Depuis 2012, le réseau d’épidémiosurveillance comporte le suivi des effets non intentionnels (ENI) des pratiques agricoles sur l’environnement.

Le suivi des effets non intentionnels des pratiques agricoles permet de:

  • suivre l’apparition des résistances aux bioagresseurs à certaines molécules
  • suivre les effets non intentionnels des pratiques agricoles sur la biodiversité.

Suivi des effets non intentionnels des pratiques culturales sur la biodiversité

Objectifs du réseau

Ce dispositif vise à observer l’impact potentiel des activités agricoles sur l’environnement en particulier sur la faune et la flore sauvage. Pour répondre à cet objectif, un réseau de suivi national de 500 parcelles fixes a été mis en place en 2012.

Réseau de parcelles

Le réseau Bourgogne-Franche-Comté est constitué de 37 parcelles.

Sur les 37 parcelles, 15 sont en tête de rotation maïs et 13 en blé puis 9 sont plantées en vigne. 6 parcelles sont en agriculture biologique (1 en vigne et 5 en grandes cultures), une parcelle en conversion biologique et 30 parcelles agriculture conventionnelle.

Diag1

Les observations

Les observateurs suivent chaque année, sur ces mêmes parcelles : 

  • la flore
  • les coléoptères
  • les oiseaux
  • les vers de terre
Anécique sortant de sa galerie formant à la surface un turricule, déjection de vers de terre riche en nutriment pour les plantes (Source : CRABFC, Claire Grosjean)
Coléoptère dans son habitat floristique de bord de parcelle (Source: CRABFC, Claire Grosjean)

Le suivi des espèces bio-indicatrices est réalisé à partir de protocoles harmonisés au niveau national. Le calendrier ci-dessous est respecté afin que les données  de l’ensemble des régions soient exploitables.

Les observateurs

En Bourgogne, 16 observateurs suivent un total de 25 parcelles, chaque personne observe entre 1 à 6 parcelles et réalise les suivis vers de terre, coléoptères et flore. Ces observateurs représentent la chambre d’agriculture de Côte d’Or, la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire, la chambre d’agriculture de la Nièvre, la chambre régionale d’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté, la Fredon Bourgogne, Bourgogne du sud,  Dijon Céréales, Bayer.

Le protocole oiseaux est lui effectué par la LPO 21 et 89, l’AOMSL ou le Muséum d’histoire naturelle d’Autun. 

En Franche-Comté, 8 observateurs suivent un total de 12 parcelles. La FREDON réalise les suivis des coléoptères et de la flore, la Chambre régionale d’agriculture suit les vers de terre et la LPO les oiseaux.

Saisie des données de biodiversité et pratiques culturales

Toutes les données des parcelles sont saisies en ligne tous les ans sur l’application biovigilance « Résytal » du ministère de l’agriculture et complétées par des informations sur les pratiques agricoles et le paysage de la parcelle.

Experts nationaux

Les analyses scientifiques ont été confiées à un collège d’experts, statisticiens, agronomes, écologues, piloté par l’INRA depuis 2015. Les données du réseau national (500 parcelles) représentent un véritable challenge en terme d’analyse statistique du fait de leur richesse et de leur complexité. 

L’université de Rennes est référente pour l’analyse des données vers de terre, l’ANSES pour les données de suivi de la flore, le Muséum National d’Histoire Naturelle pour les oiseaux et la DRAAF Grand Est pour les coléoptères.

 

Synthèse régionale

Une synthèse régionale est réalisée chaque année pour apporter des informations sur les observations de biodiversité (nombre d’individus/taxon, groupe ou espèce), faire des comparaisons avec les années précédentes (selon le type de culture, le mode de production, le travail du sol…) et pouvoir se positionner par rapport à la moyenne nationale.

Cependant, le nombre de parcelles en Bourgogne-Franche-Comté étant limité il est difficile d’établir des conclusions robustes à l’échelle régionale. L’analyse des données des 500 parcelles au niveau national permettra d’apporter des tendances plus fiables mais cela nécessite un travail rigoureux sur la base de données. De plus, un grand nombre de données est nécessaire pour tirer des conclusions plus robustes, une accumulation des données sur plusieurs années est donc attendue.